Samedi 11 février 2006, encore un jour à marquer d'une jolie pierre blanche.
Je suis arrivé à Chambéry hier soir accompagné par Alessandra pour un festif week-end à la montagne. La SNCF n'a pas été complètement nominale, mais pas complètement à la rue non plus. Pascal et Delphine nous accueillent et gèrent avec brio le transfert jusque dans leur joli chez eux d'Albens. Comme ils sont complètement au top, ils ont même réussi a emprunter une partie du matériel qu'Alessandra n'a pas pu ramener d'Italie, à savoir à peu près tout. Il ne restera qu'à louer les chaussures.
Après une bonne nuit de sommeil, la journée commence par un festif et solide petit déjeuner et hop, en voiture pour Les Confins sur la commune de la Clusaz. Sur la route, on s'arrête à Annecy au magasin "Rêves de Cimes" pour louer les chaussures d'Alessandra. Le timing est parfait, on est devant la porte à l'ouverture (soit 9h) et ce en dépits du sens de l'orientation urbain plus qu'approximatif de notre conducteur .
Cette fois, on est donc vraiment parti pour les sommets, sauf que ça bouchonne pas mal... la traversée de stations en période de vacances scolaire expliquant malheureusement cela.
Vers 11h30, on atteint enfin le parking des Confins, on chausse les skis, et hop, c'est parti. Nous voilà à l'assaut de l'Ambrevetta via la combe de Tardevant. Le début est plutôt plat et on fait doucement chauffer les muscles. La température est agréable et Alessandra qui était inquiète sur ses capacité à nous suivre ne tarde pas à prendre la tête du groupe et à imposer un rythme plutôt dynamique à une sympathique ascension.
Heureusement, on a quand même eu droit à quelques poses pour grignoter et reprendre quelques forces.
Sympathique ascension qui se termine après quelques 1100 mètres de montée sur une arrête non moins sympathique en nous offrant une vue terrible sur la chaîne du Mont Blanc au sud est, et plus loin au sud sur celle des écrins.
Et tout ça nous ayant bien ouvert l'appétit, on a profité de ce chouette endroit pour faire le pique-nique sans oublier de redescendre toutes nos poubelles, pas comme certains de nos prédécesseurs qui pensent que les peaux de clémentine sont biodégradables au dessous de 0°C
Tout le monde s'en est donné a coeur joie à la descente dans une neige agréable et en quantité !
On arrive finalement au parking vers 16h avec pour nouvel objectif l'organisation d'une tartiflette de compétition.
Après une nouvelle épreuve automobilo-bouchonesque, on s'est arrêté dans une ferme restaurant savoyarde pour y faire les commissions nécessaire. Là, tout n'a pas été aussi simple car Delphine a du prouver au tenancier sa capacité a faire une tartiflette digne de ce nom. La conversation ayant commencé par un "vous la faire comment la tartiflette ?" prononcé sur un ton presque inquisiteur. Cela dit, ça n'a pas été inutile et on a appris arguments à l'appui les erreurs à ne pas commettre (mais que je ne vous révèlerai que sous la torture).
Nous voilà donc repartis avec un timing parfait puisqu'on arrive à "Rêves de Cimes" juste avant la fermeture pour rendre les chaussures... Comme le monde est tout petit, on est tombé sur Jérémy et Virginie, des amis de Pascal et Delphine qui nous ont donc invité à prendre l'apéro dans leur tout nouvel appart.
De retour à Albens, douche réparatrice pour tout le monde, préparation de la tartiflette, champagne en l'honneur de l'anniversaire d'Alessandra, dégustation, le tout suivi d'une bonne nuit de sommeil qui justifie bien ce que je disais au début : cette journée était vraiment à marquer d'une pierre blanche !