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La route en début de journée est assez tranquille et sympathique. On a commencé par prendre le petit déjeuner à Pietra Santa. Le nom de la ville fait certainement allusion au marbre qui semble être la principale industrie de la région... puisque nous ne sommes pas loin de Carrara.
On traverse des petits villages et nous décidons de faire les courses dans la petite épicerie de l'un d'entre eux. C'était plutôt une bonne idée parce que l'étalage de produit frais nous a plutôt inspiré... et que dans mon italien plus qu'approximatif, on a réussi a se faire servir du jambon de pays, de la mozzarella pour accompagner une fois de plus de sympathiques tomates, un peu de coppa aussi. |
Et puis surtout on a craqué pour des gnocchis maison qui nous roulaient des yeux doux ! On a failli en prendre vraiment trop peu en basant notre estimation sur celles des pâtes... ignorants que nous sommes ! Heureusement, j'ai réussi à demander à la dame si la quantité lui semblait suffisante pour 3 cyclistes affamés ! Elle a bien rit et a complété les 400 g déjà servis par 400 autres histoire que nous ne mourrions pas de faim... Eh oui, les gnocchis n'absorbent pas l'eau comme les pâtes et il faut en prendre plus pour se remplir l'estomac ! Pour préparer la sauce, un joli morceau de Gorgonzola nous semble pouvoir faire l'affaire... La dame me fourni des informations sur la cuisson que je saisi à peu près ! Delphine est étonnée par mon italien, et moi aussi à vrai dire... Peut être que le sujet de la nourriture m'a particulièrement motivé ? |
Nous avons pique niqué à Massa sur les marches d'une sympathique église. Il faisait une chaleur à crever mais la vieille ville est jolie et on a réussi à trouver un petit coin d'ombre pour se reposer. Nous sommes repartis après notre énième café/cappuccino. Comme pouvait le laisser penser le nom de la ville où nous avons pris le petit déjeuner, nous passons devant un certain nombre d'entreprises de découpe de marbre dans les cours desquelles on peut voir des blocs de toute les tailles... du dé à coudre au bloc dont on se demande comment il a bien pu atterrir là tellement il est énorme.
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On a même vu dans certaine villes des bordures de trottoir en marbre. Pour les routes il faudra encore attendre un peu mais ce n'est pas dit que ça n'arrive pas un jour ! La route s'éloigne bientôt de la montagne et nous nous dirigeons vers la marina de Massa. Au loin, on aperçoit les immenses carrières creusées à flanc de montagne... Ce n'est pas spécialement joli mais c'est tout de même impressionnant !
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La traversée de la marina de Massa n'est pas des plus agréables... côte bétonnée, plages privées, et piste cyclable coupée tout les 200 mètres pour laisser la priorité aux voitures... C'était bien fatiguant de devoir relancer les vélos chargés aussi souvent ! En plus nous avons le vent en pleine face... |
Une fois passée la ville, on a retrouvé des petites routes sympathiques et nous décidons de passer par le petit village typique d'Améglia. En bas, nous faisons une petite pause dans un garage où nous avons emprunté une clef à pipe pour pouvoir resserrer une des pédales du vélo de Delph qui semble avoir un peu de jeu. Et je n'ai même pas eu besoin de savoir dire pédale ni clef à pipe en italien pour faire comprendre ce dont on avait besoin ! C'est pas chouette ça ! En tout cas, les gens auxquels nous avons eu à faire sont toujours très sympas ! |
Une fois à Améglia, nous avons fait une petite pause pour parcourir les ruelles de la ville. A pied car c'est impossible à vélo. C'est un vrai dédale de passages, d'arches, d'escaliers. Un bon terrain pour organiser une chasse au trésor ! C'est un peu désert en revanche mais l'horaire n'est pas non plus propice a une intense activité... c'est le milieu d'après-midi et il fait encore chaud ! Une chorale s'exerce dans la chapelle qui donne sur une petite place d'où l'on a un panorama sympathique sur les montagnes que nous avons longé et aussi sur la mer.Nous attendons un peu sans succès l'ouverture d'un des deux cafés du village mais comme visiblement rien ne se passe, nous reprenons la route... Ce n'est pas bien grave car peu de temps après avoir basculé de nouveau le long de la côte, nous avons pu accéder en terrasse à notre dose de caféine. La route est de nouveau sympathique et passe dans des forêts de pins. On aperçois la mer sur notre gauche de temps à autre. C'est à peu près plat et plutôt agréable. |
La route nous mène bientôt à Telaro où nous devons trouver un camping repéré sur une carte. Eh oui ça fait déjà deux nuits de suite que nous bivouaquons et ce serait bienvenu de pouvoir se doucher...
De la route perchée en haut des falaises, nous redescendons pratiquement au niveau de la mer, dans une zone plutôt construite... pour nous apercevoir que le premier des 2 campings indiqués sur la carte est fermé... Nous stressons un peu car c'est vrai que c'est un peu tôt dans la saison et que rien ne dit que le second va être ouvert... En plus, vu la configuration des lieux, la seule solution aurait été un bivouac sur la plage à laquelle on pouvait accéder uniquement par des escaliers... Rien de très pratique vu notre chargement. Heureusement, notre bonne étoile devait veiller sur nous et le second camping était ouvert ce qui nous a permis de prendre une douche bien méritée ! |
Après ça, nous sommes aller dîner sur la plage... les gnocchis et le gorgonzola comme prévu ! La cuisson des 800 g dans la gamelle de 2 litre a été un peu difficile mais c'était quand même très bon et très relaxant d'être tout seuls au bord de l'eau comme ça ! De la plage, nous voyons quelques petites îles qui doivent être bien agréables... Mais leur visite sera pour une autre fois. |

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