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Rävfallstugan - Dalavardo

Après la routine du soir, c'est la routine du matin qui s'installe. Levé à 7h et rallumage du poêle histoire de réchauffer l'ambiance et de faire chauffer de l'eau pour le thé, le café, la soupe lapone et la soupe des chiens qui a lieu avant la notre. Eh oui, il faut laisser les chiens digérer 2 heures avant de les faire courir afin d'éviter tout risque de retournement d'estomac qui leur serait fatal... Nous avons donc le temps de prendre un copieux petit déjeuner, de faire ou pas un brin de toilette selon les préférences personnelles (je vous laisse deviner les miennes) de ranger le paquetage de nettoyer un peu le refuge et de préparer du bois pour les suivants...

Avant de partir, nous nettoyons un peu les environs en enterrant les merdes, puis mettons les harnais, attelons et rangeons les stakes.
Michel, Sylvie et son attelage (Dalavardo en deuxième ligne à droite)L'étape du jour consiste à rallier le refuge de Dalavardo (qui est aussi le nom d'un des chiens de l'attelage de Sylvie) en suivant la rivière Vindelälven encaissée entre deux massifs montagneux. Le décor est superbe et change à la vitesse parfaite pour ne pas avoir le temps de se lasser, et être sur de ne rien rater. Nous admirons encore le vol d'un aigle, cette fois-ci les jumelles sont prêtes pour l'observer un peu mieux, des lagopèdes en pagaille, et un temps à prendre des coups de soleil sur le nez ce que je n'ai pas manqué de faire.
Star & Steel lors d'un arrêt
Un bien beau décors pour une belle journée !
Arrêt près de Vitnjul pour déjeunerA midi, nous nous sommes arrêtés près du refuge de Vintjul qui aurait dû nous abriter la veille si la valise n'avait pas connu d'erreur d'aiguillage. Nous y avons préparé un bon plat de pâtes pour affronter une étape un peu plus longue que normalement prévu !
Philippe et ses chiens, toujours un peu en retardLes chiens de Philippe ont failli lui jouer un mauvais tour puisque son ancre à neige s'est décrochée peu après son arrivée et que ses chiens ont fait demi-tour avec le traîneau, mais sans lui ! Nous avons bien rit et lui bien couru pour les rattraper... Ils ont un peu de mal à se mettre dans le bain d'étapes aussi longues mais ça va aller en s'améliorant tout au long du trajet !
L'après midi aussi, le décors était au rendez-vous !Dans l'après midi, nous poursuivons sur la rivière et comme mon attelage est plus rapide, François me laisse prendre la tête de la caravane. Cela ne manque pas de motiver ses 7 chiens qui vexés de n'être plus devant tiennent maintenant le même rythme que les miens. Ce sont 5 chiens dont trois petites chiennes légères (Jenna, Yéti et Flo), et 2 males plus costauds (Steel et Star) qui mènent mon attelage bon train quand c'est plat mais qui manquent un peu de puissance dans les montées. Pour cette étape, même si nous remontons la rivière, ils sont parfaits et Jenna les guides parfaitement en choisissant les endroits où la neige est la meilleure. Avant l'arrivée, François et ses chiens repassent devant afin de faciliter le redémarrage du lendemain.
Les chiens à la stake depuis le refuge de DalavardoLe refuge de Dalavardo est un point stratégique pour les ballades dans la réserve et est donc plus grands que les autres. Il y a deux baraques dont une sur 2 étages et doit pouvoir accueillir facilement une vingtaine de personnes. Le coin à bois est plein à craquer et le poêle Jötul a tôt fait de réchauffer le refuge comme celui de la veille. Ce soir, pas besoin de faire fondre de la neige, il y a un trou à une centaine de mètres où il est possible de prendre de l'eau sous la glace ce qui fait gagner énormément de temps.
Pendant que nous nous affairons à nos tâches désormais quotidiennes, un Norvégien en skijöring (ski de fond + chien) et pulka est arrivé au refuge. Son chien s'appelle Mooster ce qui est une contraction de Moose et Hunter car il s'agit d'une race adaptée à la chasse à l'élan (moose en anglais). Comme Pepper, il sera admis à l'intérieur du refuge pour la nuit, pourtant, il est super costaud et a l'air d'avoir un pelage à toute épreuve... Enfin il n'a presque pas fait trop de bruit en buvant pendant la nuit mais j'avais mis les boules Quilès donc tout le monde n'est pas du même avis !
Au menu ce soir, steak de renne et pommes de terre sautées. C'est délicieux !
Pendant le repas, nous avons échafaudé tout plein de subterfuges visant à échanger au monsieur Norvégien ses superbes chaussons lapons en peau de renne contre mes chaussons Mammut (merci Pascal) ou les chaussons Valandré des autres mais comme nous doutons un peu sur l'aspect équitable du troc, et ses chances de succès, nous nous sommes vite orientés sur la piste du polar "meurtre à Dalavardo" dont le mobil difficilement imaginable serait le vol des chaussons ! Et pourtant, ces élucubrations n'étaient absolument pas éthyliques car nous n'avons pas emporté une goutte d'alcool pour le voyage. Ce doit plutôt être la bonne fatigue et l'air pur qui nous saoulent agréablement !
Malgré le ciel dégagé, ce n'est pas encore ce soir que je risque de voir d'aurore boréale parce que le sommeil se fait vite ressentir et que je dors avant que la clarté du jour ait complètement disparue.
La carte de l'étape
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