
















| Guijaurestugan - NasaLe vent a soufflé les nuages et est tombé pendant la nuit. La météo est superbe et nous allons effectivement pouvoir prendre la route de la mythique cabane de Nasa, près des anciennes mines d'argent de Nasafjället. |
C'était loin d'être gagné la veille au soir. Ce jour là, nous laissons Philippe partir devant en avance et en profitons pour faire un petit tour sur le lac de Gujjàvrre. Le bleu du ciel est superbe, la neige sur le lac impeccable et les traîneaux glissent sans autre bruit que la respiration des chiens et le bruit de leur trot. |
Une fois la boucle terminée, nous engageons la poursuite au travers de paysages splendides, les plus beaux du séjour à mon avis... enfin les plus beaux que le temps nous ait permis de voir. |
Nous suivons une vallée entourée de sommets arrondis et parfaitement immaculés. Nous marquons une pause intrigués par une tache sombre au milieu du lit de la rivière... il s'agit d'une carcasse de renard que les aigles ont déjà largement dépouillée. |
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Au loin et dans les jumelles, j’aperçois l'attelage de Philippe qui avance doucement dans une grande montée. Nous le rattrapons finalement un peu après midi en haut d'une autre grande montée où nous avons aperçu des traces de glouton, et nous quittons tous la piste à la recherche d'une hutte portée sur la carte et où nous voulons aller déjeuner. Nous avons en fait pique-niqué un peu avant et sans regret car la hutte aperçue un peu après était vraiment minuscule... |
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Pendant le déjeuner, le vent s'est levé, glacial, d'autant plus fort que nous sommes en haut d'une petite butte et nous ne traînons pas pour manger nos pâtes et reprendre la route. Surtout qu'il reste pas mal de chemin avant de rejoindre la piste et la cabane de Nasa. D'autant plus que la météo est en train de changer. |
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Le temps se couvre et le vent se lève. Nous atteignons enfin la cabane après une montée interminable dans laquelle mon attelage et celui de François ont eu un peu de mal... Nous avons du bien les aider, je suis passé devant un petit peu ce qui a désorienté Jenna ma chienne de tête, mais n'a pas manqué de motiver de nouveau les chiens de l'attelage de François. Les chiens de Philippe s'en sont plutôt bien sortis même si il est arrivé anorak grand ouvert pour évacuer la surchauffe, et ce malgré la température qui se rafraîchi bien vite. Comme il n'y a pas d'arbres, nous attachons les stakes aux traîneaux, eux même solidement bloqués par les ancres à neiges. En même temps, la météo continue de se dégrader et la neige se met à tomber dru et le vent à souffler de plus en plus fort... Peu après leurs installation à la stake-out, les chiens commencent déjà à blanchir à cause de la neige. |
 Il n'y a pas d'eau et pas de poêle non plus dans cette cabane et nous devons faire fondre de la neige pour alimenter les chiens... Vu la température à l'intérieur, c'est long... et quand nous ressortons enfin pour les nourrir, les chiens sont déjà blancs ! Ce soir, Tintin aussi aura droit de dormir dans la cabane où la température de 9° est plus supportable que les -15 ou -20 qui règnent dehors compte tenu du vent. |
La cabane est rustique et il y a quelques fuites que nous bricolons afin de pouvoir installer les couchages et passer une bonne nuit car l'étape d'aujourd'hui a été longue et fatigante pour tout le monde. François est un peu inquiet car nous devons rejoindre Dalavardo le lendemain étant donné que nous y avons laissé le reste des croquettes et que si la météo se maintient, il faudra couper l'étape en deux et changer d'itinéraire ce qui signifiera une journée de jeûne pour les chiens. |
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