
















| Laisstugan - Guijaurestugan |
Le ciel est toujours couvert, mais le vent est tombé. Heureusement car nous devons aujourd'hui gagner de nouveau les plateaux, et passer par le point culminant de notre périple à l'altitude faramineuse de... 1135 m. Soit environ 500 m de dénivelé cumulé depuis Laisstugan. |
 Ça a été une étape vraiment dure pour Philippe qui a du beaucoup pousser. Moi aussi du reste... Les attelages de Michel et surtout de Sylvie montent quand a eux sans aucun problème. Ils sont en général un peu moins rapide que le miens mais plus puissants dans les côtes. Nous atteignons le sommet vers midi et en profitons pour pique-niquer avec une vue splendide sur ce désert de neige. |
La seule végétation apparente, ce sont les lichens qui couvrent quelques zones rocheuses qui émergent de la neige. La visibilité est excellente et la vallée dans laquelle nous avons progressé hier est visible au loin. Nous commençons ensuite notre descente en direction du Nord et du refuge de Guijaurestugan. La neige est moins bonne par endroit mais les chiens nous mènent sans véritables problèmes. Heureusement que le frein est efficace parce que par moment, la pente est raide et ça va vite ! |
Nous rejoignons une rivière et un lac que nous suivons jusqu'au refuge. Celui-ci est situé quelques centaines de mètres au nord du cercle polaire et c'est donc ce jour là que nous l'avons passé... et que j'ai mis pour la première fois les pieds sous des latitudes aussi septentrionales. Cela dit, sans la carte et le GPS, aucun moyen de savoir que nous avions effectivement franchi cette ligne mythique, que j'étais le seul du groupe à n'avoir encore jamais atteint. Le refuge est construit sur le même modèle que celui de la veille, et dispose d'un poêle semblable qui nous réchauffe mais ne nous permet pas de cuisiner. |
En allant chercher de l'eau, Philippe nous a fait une bonne frayeur puisqu'il est passé au travers de la glace jusqu'au niveau du bassin... et est revenu trempé et glacé, non sans avoir remplit sa mission et ses seaux. Chapeau ! Heureusement, ses affaires ont pu sécher complètement pendant la nuit ce qui n'était pas gagné vu les litres de flotte que ses bottes ont rendues au cours des essorages successifs… Dans la soirée, un vent à décorner les boeufs s'est soudainement levé et nous sommes biens contents d'être à l'abris et au chaud. |
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