27 Juillet

Accueil
Remonter
21 Juillet
22 Juillet
23 Juillet
24 Juillet
25 Juillet
26 Juillet
27 Juillet
28 Juillet
29 Juillet
30 et 31 Juillet
Pratique
Infos GPS
Photos

Invergary - Corran

La journée "pourrie" du voyage... autant nous avons eu des journées dures mais où nous étions vraiment récompensés par les paysages et les petits plaisirs genre un café chaud près d' un feu de cheminé, autant cette journée-là a vraiment été galère...

A l'unanimité, et vu que la circulation sur le bord du lac n' avait pas l' air trop démente, nous avons décidé de rejoindre Fort Augustus par la route et de ne reprendre la GGCW qu' après, ce qui nous évite de remonter et nous fait gagner un peu de temps.
Nous arrivons donc à Fort Augustus, prenons un petit déjeuner au boudin noir pour ne pas changer des habitudes agréables, dans le seul endroit ouvert avant 11h : le Scottish Kitchen. Nous avons aussi fait les courses parce que nous arrivons dans des coins bien désertiques.
Delph a acheté une bouteille de "truc à la pêche"... la bouteille a fini dans une poubelle à 2 mètres de la supérette tellement c' était dégueulasse. Après coup, c' est dommage, j' aurais dû prendre l' étiquette en photo pour être sûr que personne ne rachète jamais de ce truc !
Nous avons vu un gars en costume traditionnel qui faisait la manche avec sa cornemuse pour les touristes au bord du Canal Calédonien. Nous avons vu le "Bel Espoir" qui est un joli voilier français utilisé pour réinsérer des jeunes en difficulté. Nous avons repris notre chemin paisiblement le long des écluses du canal. Ça roule bien, c' est plat mais beau (pour nos amis québécois qui douteraient à ce stade de l'intérêt du voyage en raison des quelques différences linguistiques qui font en partie leur charme).
Là on est "perdus" !Nous arrivons à une chouette écluse, traversons la route, et nous paumons un peu : Là, nous nous sommes quand même dit que nous avions dû nous tromper, et en effet, après un demi tour au milieu des midges affamés et de la bouillasse au sol, nous nous sommes aperçus que nous avions loupé un embranchement 200 ou 300 mètres plus tôt... la route était 10 mètres sur notre gauche mais inaccessible sans retourner sur nos pas. Cela dit, avant d' arriver jusque là, nous avions quand même passé 2 escaliers en bois et 2 barrières bien pénibles avec les vélos !
Nous avons donc fait demi-tour... et repris la bonne route sur un petit kilomètre je pense. Là, dans une descente un peu rapide, j'entends un énorme PAN ! Nous nous arrêtons en bas, Delphine hallucine du bruit qu'a fait mon pneu arrière en éclatant et me jure qu'elle a même vu de la fumée sortir ! Avec ce que nous nous sommes tapé comme route la veille, ça ne m'étonne pas trop d'avoir crevé et je décide de changer la chambre à air plutôt que de réparer. De toute façon, le trou est vraiment énorme et la chambre toute déchirée !
Nous changeons donc la chambre, inspection du pneu, tout a l'air OK, on regonfle, je remonte sur le vélo, et après 10 mètres : PAN ! Là, ça commence à sentir la galère... vu que je n'avais qu'une chambre à air de secours... nous redémontons, ça a l'air réparable cette fois, et donc nous réparons, je réinspecte bien le pneu, il a l'air un peu abîmé sur le côté et on y met un peu de scotch... nous remontons, je regonfle, et au moment de contrôler le scotch, je m'aperçois qu'en fait le pneu est déchiré contre la jante, et que du coup, la chambre à air ressort et fait une grosse bulle...
J'appelle Delphine pour lui montrer, et juste quand elle a le nez devant : PAN ! Ça éclate de nouveau...
Bilan des courses, nous avons fait le point de la position au GPS et décidé de revenir sur nos pas en poussant mon vélo... re-passage des barrières et des escaliers, et retour à la jolie écluse d'Aberchalder tenue par Norman Hill qui a été de loin l'Écossais le plus sympathique de ce séjour !
Nous sommes allés lui expliquer le problème, en précisant bien que c'était le pneu et pas la chambre à air... Il nous a conseillés d'essayer le stop et a appelé la compagnie de bus pour savoir si ils prenaient les vélos et le prochain horaire de passage... qui était 1h30 plus tard, soit vers 14h30 je crois... Nous avons pris des gros vents par des conducteurs de camping-car avec des portes vélos vides, la même chose avec des 4x4... J'étais vraiment vert de chez vert... Finalement, le bus qui est censé prendre les vélos arrive... Nous faisons de grands signes, il s'arrête, on accourt et... quand le chauffeur voit nos vélos, il redémarre en disant : "Sorry, I don't take bikes"... Énorme... en fait, visiblement, le choix de prendre ou pas les vélos est laissé à la discrétion du chauffeur et celui-là n'avait pas envie !
J'ai encore été très gentil avec les midges aujourd'hui !Du coup, Norman a appelé un taxi en précisant bien qu'il fallait prendre 2 vélos, il nous a cherché l'adresse du magasin de vélos de Fort William et puis nous avons bien discuté avec lui ! Si vous passez par là, n'hésitez pas a aller lui faire coucou, mais dépêchez vous, il va bientôt prendre sa retraite ! On a appris plein de choses sur le canal calédonien qui a été construit pendant les guerres napoléoniennes pour pouvoir passer les bateaux rapidement d'une côte de l'Angleterre à l'autre, il avait vu le Bel Espoir le matin... Nous avons discuté midges...
Nous avons eu bien le temps pour déjeuner (même si je n'avais pas très faim...) et puis attendu notre taxi jusque vers 16h30... Ça nous a coûté 35 livres pour faire les 45 miles qui nous séparaient de Fort William et se faire lâcher juste devant le magasin de vélos. Franchement, je pensais que ce serait plus cher que ça !
Au magasin, le premier pneu qu'ils m'ont vendu avait un défaut, il ne faisait pas du tout 26 pouces alors que c'était écrit dessus... Échange sans difficultés, remontage du pneu à l'arrière, regonflage général, et hop, nous voilà de nouveau sur la route. Heureusement, il fait beau !
Finalement, nous ne sommes pas en retard sur le planning grâce au taxi et décidons d'essayer de traverser l'Inverscaddle Bay ce soir. Le premier petit ferry que j'avais prévu ne circule plus à cette heure, et nous décidons donc d'aller prendre celui qui est plus loin, le Corran Ferry. Du coup, il faut suivre une route où il y a pas mal de circulation et c'est un peu galère mais je crois que c'est surtout parce qu'on en avait marre des plans foireux... Surtout que pour finir la journée, j'ai pété un rayon sur la roue arrière... Heureusement, j'avais tout ce qu'il fallait pour le changer, et au moins, j'ai pu montrer à Delphine comment il faut faire. Enfin pour quand même compliquer le tout, l'écrou de rayon s'est mis en travers à l'intérieur de la jante et j'ai eu un mal de chien à le remettre correctement ! Voilà, c'est la fin des épisodes de malchance qui étaient quand même bien condensés !
Nous n'avons même pas vu le Ben Nevis (sommet du Royaume-Uni) parce qu'il était complètement dans les nuages ! Nous sommes arrivés juste à l'heure pour le départ du ferry qui est gratuit pour les vélos... Une fois de l'autre côté, il y avait un bar-restaurant sympathique, et vue la journée pourrie que j'avais fait supporter à Delphine, je l'ai invitée au resto pour finir sur une note agréable...
J'ai bien fait, c'était super bon. En apéro, le barman m'a conseillé un excellent whisky, et a fait une mousse parfaite pour la Guinness de Delph Nous avons mangé du Haggis (panse de brebis farcie) à la sauce au whisky, des mythiques langoustines pour Delph et de la mythique truite pour moi.
Si vous passez par là, n'hésitez pas à vous arrêter, le cadre est sympathique et c'est bon ! (je ne crois pas que ce soit juste le contraste avec la journée !)
Après ça, nous avons trouvé un champ accueillant pour planter la tente à la frontale en se faisant dévorer par les midges, c'était hallucinant ! Une fois dans la tente, nous avons livré une terrible bataille pour exterminer tous ceux qui avaient réussi a rentrer sous la tente en même temps que nous... Je pense que certains en ont profité pour dîner aussi...
 Bilan de la journée, une bonne quarantaine de kilomètres à vélo tout de même, plus ceux parcourus en taxi...

L'itinéraire du jour

Précédente Suivante