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J'ai essayé de regrouper ici quelques informations pratiques sur l'organisation et le déroulement du voyage. Si jamais vous décidez de partir, ça vous évitera peut-être certaines erreurs ou vous facilitera la tâche pour encore mieux apprécier le reste !

Avion :

Parmi toutes les compagnies aériennes qui desservent l'Écosse, la seule qui avait pu m'assurer le transport des vélos était British Airways même si la façon dont on devait conditionner les vélos était assez obscure, et que je me demandais même si nous allions devoir démonter les roues ou non.

Au final, il "suffit" de dégonfler les pneus, de tourner le guidon, de démonter les pédales et de protéger ce qui peut l'être avec les moyens du bord. Nous avions emporté un peu de papier bulle et du ruban adhésif à l'aller. Au retour, nous avons utilisé de simples sacs en plastiques (ceux du magasin de whisky).

Nous avons donc pris un aller retour Paris-Glasgow à 226 € chacun. Il y a des billets carrément moins chers pour un Beauvais-Glasgow Preswick avec Ryanair  mais impossible de se faire confirmer la possibilité d'emporter un vélo... si quelqu'un a déjà tenté l'expérience... Cela dit, quand j'ai vu l'avion utilisé par British Airways sur cette ligne (BAé 146) je pense que ça ne peut pas être l'avion qui limite l'emport des vélos, mais uniquement la politique de la compagnie.

Nous avions droit à 23 kg de bagages chacun mais la balance du comptoir British Airways de l'aéroport de Roissy ne permet pas de peser les vélos... Et donc en fait, c'est surtout la limite de 2 pièces de bagage par personne qui est prise en compte...
Un autre inconvénient de l'avion est l'emport de gaz, qui est impossible. Si vous avez un réchaud à pétrole, le problème ne se pose pas, mais si vous avez un réchaud à gaz, la plupart des campings vendent des bouteilles (en tout cas pour les cartouches à vis Coleman).

La prochaine fois, je protégerai un peu mieux le cadre parce qu'il avait pris un petit pet à un endroit...

Camping :

Sur tout le début du trajet qui suit la National Cycle Route 7, il y a beaucoup de campings, et ils sont bien indiqués sur les cartes au 1:50000 de la série Landranger (celles qui sont sur les CD-ROM Anquet Maps). Sur la partie ouest, j'ai eu l'impression qu'ils étaient moins nombreux, mais vous aurez tellement envie de camper tranquillement au bord de l'eau que ce n'est vraiment pas un problème !

Attention, certains campings n'acceptent pas les tentes (uniquement les camping-car et les caravanes) et on ne peux en général pas réserver son emplacement à l'avance dans ceux qui les acceptent... Du coup, les fois où nous avions décidé d'aller au camping, il y avait toujours le "stress" de ne pas avoir de place, et il a parfois fallu insister un peu pour obtenir un emplacement.

Les prix que nous avons rencontré vont de 7 à 12 livres, pas forcément fonction de la qualité... C'est quand même cher pour 2 douches et de l'eau douce !

Honnêtement, je pense que la prochaine fois, je privilégierai le camping sauvage autant que possible, et plus que cette fois en tout cas.

Cartes :

Pour préparer l'itinéraire, puis suivre notre progression, nous avons principalement utilisé les cartes de la série Landranger au 1:50000 ème sous la forme des CD-ROM édités par Anquet Maps .

Elles ne sont pas aussi belles que les cartes au 1:25000 de notre IGN mais sont quand même très claires et très complètes.

Cette échelle et le choix de cartes topographiques permettent d'avoir un niveau de détail intéressant, montrant bien les petits chemins tranquilles qui ne paraissent pas sur les cartes routières à plus grande échelle. La vitesse d'un vélo est également bien adaptée à cette échelle je trouve.

Un autre avantage est la possibilité d'imprimer les feuilles A4 le long de l'itinéraire préparé, ce qui est je trouve un format pratique quand on est sur le vélo ! En plus, il n'y a pas de regrets à avoir à gribouiller dessus. Évidemment, ça ne laisse pas la possibilité de refaire complètement l'itinéraire une fois sur place, mais pour un voyage de moins d'un mois, on peut quand même planifier correctement avant de partir !

La présence des lignes de niveau qui n'apparaissent pas sur les cartes routières est un élément important quand on est le moteur ! Le logiciel permet même de tracer les profils à l'avance...

Enfin, la possibilité de coupler au GPS est un plus intéressant !

Nous avons également utilisé la carte de la National Cycle Route 7 éditée par Sustrans ainsi qu'une carte cycliste de Glasgow que vous pouvez récupérer gratuitement à l'office de tourisme situé de l'autre côté de la place qui fait face à la gare "Glasgow Queen Street".

Duvet :

voir sac de couchage

Eau :

Bon, alors mourir de soif en Écosse, ce serait quand même un comble. Il y a de l'eau partout. Nous avions emporté un filtre à eau MSR et vu le nombre de petits ruisseaux, ça a été facile de remplir les gourdes à n'importe quel moment, y compris quand nous avons fait du camping sauvage.

Les avantages du filtre à eau, en comparaison des pastilles du genre micropur sont nombreux :

bulletil n'y a à pas besoin d'attendre pour consommer l'eau,
bulletl'eau produite n'a pas de goût,
bulletla qualité bactériologique et chimique de l'eau produite est bien meilleure.

 Les inconvénients, c'est que c'est plus lourd, et plus cher (à l'investissement en tout cas).

Pour se laver, ça a surtout été dans les campings, mais honnêtement, se laver dans un ruisseau comme nous l'avons fait sur l'île de Mull n'était pas désagréable du tout. On avait suffisamment de gaz pour faire chauffer de l'eau pour le shampooing et c'était nickel.

Ferry :

 

Nous avons utilisé le ferry 3 fois.
 
bulletPour traverser le bras de mer après Fort-William. Nous avons utilisé le Corran ferry qui fait une rotation toutes les 20 minutes. Il est gratuit pour les vélos et les piétons et circule jusque 20 heures au moins. C'est plus un "bac" qu'un véritable ferry
 
bulletPour nous rendre sur l'île de Mull. Nous avons pris le ferry à Lochaline. Il effectue une rotation toutes les heures environ. Le prix que nous avons payé comprenais également la traversée retour vers Oban. C'était 6 livres par personne.
 
bulletPour quitter l'île de Mull et rejoindre Oban.
Nous avons pris le ferry à Craignure, il y a une rotation toute les 2 heures environ, et un ferry à 15h. C'est le seul vrai ferry que nous ayons pris. Il faut se placer en avant de la file de voitures et les vélos sont appelés au tout début de l'embarquement pour pouvoir attacher aux emplacements prévus sans trop de gaz d'échappement. La traversée est assez sympathique, avec de jolies vues sur un tas de petites îles et presqu'îles.

Pour les horaires et prix détaillés, cliquer ici.

Gaz :

voir avion, réchaud

GPS :

voir la page GPS

 

Masse :

La masse est un élément important, surtout lorsque le relief est assez vallonné comme en Écosse.

Sans aller jusqu'à l'extrémisme du coupage de manche de brosse à dent, nous avions été attentifs lorsque nous avons fait nos bagages.

A mon avis, c'est en gagnant quelques centaines de grammes sur chaque type d'objet que cela fait la différence (le matelas court, un réchaud léger, un duvet adapté, etc...) et qu'on peut au final se permettre d'emporter quelques "extras".

Au total, nourriture et eau comprise (entre 3 et 4 litres), mon vélo pesait - moteur et sacoches compris - aux environs de 105 kg... Je pèse 68 kg, mon vélo en fait environ 13 avec le porte bagage, ce qui donne un chargement de 20 kg (hors eau, y compris les sacoches).

Il y avait là dedans un gros anti-vol de près d'un kilo, un gros appareil photo reflex, les outils... Ça va au final très vite... et il faut être attentif !

Nous avions emmené suffisamment de linge pour pouvoir survivre en autonomie, mais nous avons (enfin Delphine a...) fait une lessive, ce qui permet si on en tient compte dès le début de prendre peu moins d'affaires, ou de mieux répartir ce que l'on emporte.

Matelas :

Nous avions tout les deux des matelas type Therm-A-Rest courts. Ils sont plus légers que les longs et on y dort aussi bien, surtout après une journée complète de vélo et une bataille contre les midges ! Le mien fait autour de 400 grammes, housse comprise et est vraiment tout petit une fois roulé.

Météo :

Je n'ai pas de statistiques précises à vous fournir, j'ai juste lu qu'il y avait 10 jours de pluie en moyenne au mois de juillet. Par jour de pluie, il faut entendre jour où il pleut, pas nécessairement jour où il pleut toute la journée.

Au cours de notre séjour, nous avons eu une journée épouvantable, d'autres un peu grises et humides, sans que cela soit gênant, et d'autres ensoleillées et très agréables. En clair, il faut prévoir des vêtements de pluie, jusqu'à la grosse averse parce qu'on ne peut pas toujours s'abriter, et qu'une fois que les chaussures sont mouillées, c'est assez désagréable.

Côté températures, je dirais juste que c'est idéal pour le vélo ! Un peu frais pour ne pas prendre feu dans les côtes, agréable quand il y a un rayon de soleil. La nuit (en juillet), il fait vite 12-13 degrés, voire moins surtout si vous êtes un peu en altitude. Du coup, prévoyez un duvet qui va bien !

Enfin bon, la météo c'est la météo, on n'y peut rien... c'est clair que 10 jours d'affilé comme celui que nous avons eu lors de notre entrée dans les Highlands, ça doit être l'enfer, mais je ne crois franchement pas que ce soit très réaliste et que cela arrive souvent !

Midges :

La bible parle il me semble des 7 plaies d'Égypte mais ceux qui ont écrit ça n'avaient jamais du mettre les pieds en Écosse, sans quoi ils auraient à coup sur fait un passage sur les midges !

Il s'agit de minuscules moucherons de la famille des Cératopogonidés et sont malheureusement une des 4 genres hématophage parmi les 78 que compte la famille. (voir ici pour plus de détails biologiques).

Du coup, vous êtes leur source de nourriture, au même titre que pour nos bons vieux moustiques ! Seulement là, la tactique est un peu différente. La femelle moustique est souvent assez fourbe, attend que vous soyez couché pour vous pomper tranquillement en traître parce que sinon, elle se fait repèrer assez bien au bruit notamment.

Là, c'est la tactique du nombre qui a été "choisie". Ces bestioles "attaquent" par petits nuages et vous avez beau mettre le répulsif que vous voulez (y compris du 5 sur 5 tropical), il y en a toujours un ou deux moins sensibles ou plus affamés que les autres pour venir vous piquer. Sans compter que la présence même du nuage (façon panthère rose) est assez pénible. Cela dit, emmener du répulsif n'est tout de même pas une mauvaise chose, ne serait-ce que pour vaporiser un peu la tente.

En général, on ne se rend même pas compte qu'un midge s'est posé sur soi tellement c'est petit.  Je n'ai pas trouvé la piqûre douloureuse sur le coup, mais elle est en revanche assez urticante... J'avais une furieuse envie de me gratter par moment !
Pour Delphine, la réaction a été assez spectaculaire aussi : une belle plaque rouge dans le cou le premier jour ! Heureusement que nous avions emporté un peu de crème apaisante.

Nous avions bricolé des moustiquaires portables avec un vieux rideau fourni par la maman de Delphine et c'était le seul moyen d'être un peu tranquille avec le pantalon long et les grandes chaussettes ! J'avais un peu l'impression de mettre une combinaison NBC par moment ! Si vous voulez faire la même chose, faites vraiment attention à la taille des mailles. J'ai vu des moustiquaires chez Ikéa et je pense qu'elles auraient fait bien rire un Écossais car les mailles étaient  beaucoup trop larges !

Le seul élément qui puisse vraiment vous sauvez, c'est le vent ! Dès qu'il y a une petite brise, les midges se cachent je ne sais où et ne viendront pas vous importuner !

Vraiment, ça a été l'élément le plus négatif du séjour mais on s'en accommode quand même (presque) !

Nourriture :

Heureusement, l'Écosse n'est pas l'Angleterre... et je trouve que nous avons toujours réussi à trouver des produits corrects. De toute façon, le séjour n'était pas vraiment à vocation gastronomique.

Étant donné que nous avons évité au maximum les grandes villes, nous avons eu assez peu de supermarchés pour faire les courses. Du coup, on s'est plutôt retrouvés à faire nos ravitaillements dans des épiceries de village, des petits COOP ou SPAR. Parfois, ce sont des stations service qui ont un petit rayon superette. Ce n'est pas le mieux évidemment. En fait, à cause de l'isolement de pas mal de villages, des Écossais nous ont expliqué que la plupart d'entre eux font de grosses courses une ou deux fois par mois dans les centres commerciaux des grandes villes et congèlent. Du coup, les autres points de vente sont surtout là en secours ou pour certains produits frais.

Côté régime, ça a été surtout soupes en sachet et pâtes ou riz le soir, avec des portions généreuses... Personnellement, j'aime bien les torsettes (fusini en italien) parce que c'est pratique dans la gamelle, et qu'en plus ça cuit assez vite par rapport à d'autres modèles ! On mettait là dedans un peu ce qui nous tombait sous la main, surtout du cheddar "mature" qui est celui qui ressemble le moins à du plastique. Il y a aussi des espèces de saucisses genre knacki qui vont bien pour cuire à l'eau et donner du goût !

Le midi en général, on pique-niquait avec du pain de mie, du pâté, du fromage, des sardines en boite, des fruits, du melon...

Pour le petit déjeuner, on a pas mal abusé des petits déjeuners typiques et complets pris dans un restau ou un pub... Ça motive bien pour la journée et c'est très bon. Si vous aimez le boudin noir, ce qu'ils appellent "black pudding" est en fait une sorte de boudin noir grillé. Sinon, on avait acheté des céréales, du nutella, et la plupart des campings vendent du lait frais (bouteilles qui ferment très mal... attention !).

Nous avons dîné une fois au restaurant, après la traversée à Corran. Évidemment, nous avons goûté la panse de brebis farcie (Haggis) et c'est super bon. il y avait aussi des fruits de mer et du poisson plutôt sympathique. J'imagine que le mouton, si il est local doit être plutôt bon aussi. En tout cas, les bestiaux dans les prés n'ont pas l'air trop stressés ! (reste à voir comment c'est l'hiver bien sûr...)

Pour les vivres de course, on a eu du mal à trouver autre chose que des barres chocolatées genre Mars ou Twix... pas de barres céréale, en tout cas pas dans dans les superettes et épiceries. Au cas où, nous avions emporté chacun 2 plats lyophilisés Knorr. Nous en avons utilisé chacun 1 le dernier soir, à l'hôtel et franchement, ce n'était pas mauvais du tout (torsettes au poulet).

Enfin voilà, rassurez vous, on trouve de quoi s'alimenter, même si j'avoue qu'on a pas toujours fait super attention à ce qu'on mangeais. Cela dit, on a quasiment pas mangé de conserves !

Outils :

Vu l'isolement de certaines des régions traversées, il vaut mieux partir avec un minimum d'outils dont on sait se servir, et de pièces détachées...
C'est un des points où j'ai péché lors du séjour... je n'avais pas prévu de pneu de rechange, ce sera la dernière fois !

Côté outils, comptez :

bulletUn jeu de clefs Allen
bulletUn démonte roue libre adapté à votre roue
bulletUn jeu de clefs (notamment celle qui va avec le démonte roue libre, les pédales)
bulletUn fouet à chaîne
bulletDes démontes pneus
bulletUne clef à rayons
bulletUn dérive chaîne
bulletUn tournevis
bulletNécessaire pour réparer une chambre à air (produit vulcanisant, rustines, papier abrasif)
bulletLubrifiant
bulletPompe à vélo (si possible avec manomètre)

Il existe des outils intégrés relativement complets, il suffit ensuite de compléter avec les clefs spécifiques...

voir aussi : pièces détachées

Pharmacie :

Emporter une trousse de premiers secours minimale est à mon avis une bonne chose. Il faut toutefois faire attention de ne pas emmener n'importe quoi... Voici grosso modo ce que nous avions pris :

bulletdésinfectant (bétadine reconditionnée dans un flacon plus petit)
bulletcompresses stériles
bulletpansements
bulletbandages
bulletcoton et cotons tige
bulletaspirine ou paracétamol
bulletimmodium
bulletantalgique
bulletbaume pour les douleurs musculaires
bulletbaume contre les coups
bulletcrème apaisante contre les piqûres d'insectes
bulletpince à épiler
bulletciseaux propres
bulletsachets propres
bullet...

A part la crème apaisante, et un peu de crème pour réchauffer les muscles, rien n'a servit avant l'aéroport de Glasgow et le moment du retour où Delphine s'est bien arrangé la main en démontant ses pédales (celle de droite, contre les plateaux évidemment).

A mon avis, emporter plus de choses ne servirait sans doute à rien, même en cas de pépin, sauf si évidemment l'un des participants est qualifié, genre médecin ou infirmière...

Pièces détachées :

Même si vos vélos sont en bon état, il est impensable de partir sans un minimum de pièces détachées. Un vélo chargé souffre beaucoup plus qu'à l'habitude et il n'est pas rare de casser une chaîne, un rayon, voire pire...

Au cours de ce séjour, j'ai détruis un pneu (pas la chambre à air, le pneu) alors qu'il était quasiment neuf . J'ai également cassé un rayon sur la roue arrière.

Si j'avais bien des rayons de rechange et les écrous qui vont avec, je n'avais en revanche pas de pneu de secours ce qui nous a fait bien galérer (lisez le récit du séjour...)

A mon avis, voici ce qu'il faut emporter :

bulletrayons adaptés à votre vélo (avant, arrière droit et gauche) et écrous
bulletcâbles de frein et de dérailleur
bulletpatins de frein
bulletpneu de secours (pneu souple, ça existe, notamment chez Schwalbe et autres)
bulletmaillons de chaîne
bulletchambre à air de secours (2 !)

Pneus :

Si vous utilisez votre VTT, je vous conseille de changer les pneus avant de partir pour en utiliser de plus adaptés et plus roulants. Ça fait économiser jusqu'à 10-15% d'énergie !

Il y a 2 facteurs qui jouent : la largeur et les sculptures. Plus le pneu est large, plus il frotte dans l'air et moins il avance, du moins en théorie.

En pratique, plus le pneu est fin, et plus il faut le gonfler avec une pression élevée, ce qui peut-être un problème avec une petite pompe à main en descendant de l'avion...

Sur ce point aussi, je pense que nous avons été un peu juste durant le voyage... Nous avions monté des pneus "top-slick black" de chez Hutchinson en 1.20 pouces ce qui est à mon avis insuffisant vues les charges que nous avions sur les vélos.

La prochaine fois, je passerai à 1.50 au moins, surtout à l'arrière qui supporte le plus de poids, et surtout aussi avec les chemins que nous avons pris. En plus, ça permet de gonfler le pneu un peu moins ce qui évite de l'abîmer en roulant avec un pneu sous gonflé. Je soupçonne fortement que ce soit une des causes de la déchirure de mon pneu, surtout là où c'est arrivé. On avait pu regonfler les pneus correctement qu'au bout de 2 jours.

En plus, vues les vitesses auxquelles nous roulons, la différence due à la pénétration du pneu dans l'air en fonction de sa largeur n'est pas si importante que cela...

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il vaut mieux éviter les pneus de VTT et leurs grosses sculptures adaptées à la boue... Pour rouler sur de la route ou de petits cailloux, mieux vaut des pneus lisses ou avec des sculptures adaptées...

Cela dit, si vous ne m'écoutez pas au vu de mes histoires de pneus, je ne serait pas vexé et serait preneur de tous vos bons conseils...

Pompe :

Bien sûr, la pompe est un élément indispensable et une bonne pompe est à recommander parce que la pression qu'il faut mettre dans les pneus est plus importante que d'habitude en raison du chargement du vélo.

La présence d'un manomètre est à mon avis un point intéressant. Nous n'en avions pas...

Il existe également des pompes qui fonctionnent avec des cartouches de CO2 mais j'ai eu des échos de gens en ayant utilisé et qui ne semblent pas y trouver d'avantages miraculeux par rapport à une bonne pompe mécanique.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à vous arrêter chez les rares vélocistes pour mettre un petit coup de pompe à pied, souvent plus sérieuses !

voir aussi outils, pneus

Réchaud :

Mon réchaud à gaz est un réchaud F1 Power de chez Coleman, acheté au vieux campeur. Il est tout petit, tout léger et très efficace.
Il utilise des cartouches à vis "Coleman", que l'on a trouvé facilement sur place.

Nous avions acheté 2 cartouches de 440 grammes, ce qui était largement suffisant pour 2 personnes, mais c'est vrai qu'on a pris beaucoup de petits déjeuners au restaurant, de toute façon, il vaut mieux avoir un peu de marge, surtout si on fait plus de camping sauvage et qu'on doit faire chauffer l'eau pour se laver les cheveux.

voir aussi avion

Sac de couchage :

Pour choisir votre sac de couchage, pensez que la nuit, il peut faire relativement frais, surtout en altitude ou en plein été, la température peut descendre aux alentours de 10-12 °C. Prévoyez en conséquence !

Sinon, pensez qu'une nuit dans un duvet mouillé doit vraiment être infernale, et protéger le complètement de la pluie. Pour ma part, il était à l'intérieur d'une des sacoches, réputées complètement imperméables !

Mon duvet est un duvet Lestra en duvet justement. Delph avait un duvet Ajungilak en synthétique distribué par Mammut . Chacun pesait aux environ de 1.2 kg pour un encombrement limité.

voir aussi météo

Sacoches :

Jusque là, j'avais des sacoches Décathlon qui faisaient 2 fois 15 litres, mais avant de partir, j'ai investi dans une paire de sacoches Ortlieb plus sérieuses et un peu plus grandes (2 fois 20 litres). Le système de fixation est très pratique, même si il interférait un peu avec les sangles qui tenaient la tente sur mon porte bagage. La forme est également mieux étudiée, elles sont un peu plus étroites en bas, ce qui laisse plus de place au talon. Avec mes anciennes sacoches, il arrivait que le talon touche. Enfin, les bandes réfléchissantes m'ont l'air assez efficaces à en juger comment elles ont déconcerté le système de mesure de lumière de l'appareil photo dans certains cas !

 Sur Paris, vous pouvez trouvez des sacoches Ortlieb à la boutique Rando-Boutique située près du métro porte de Vincennes.

Delphine avait des sacoches Jeantex achetées d'occasion. Le système de fixation est nettement moins pratique, et en plus elles avaient un défaut et une des nombreuses fermetures éclair nous a lâché, ainsi qu'un des éléments de fixation. Heureusement, j'avais des sangles supplémentaires. Le point positif de ce modèle, c'est le grand nombre de poches indépendantes qui permettent d'accéder plus facilement et plus rapidement aux choses.

Et ne me dites pas que c'est juste parce que c'était le bazar dans mes sacoches alors que celles de Delph étaient bien rangées !

En plus de ça, on avait tout les deux une sacoche de guidon. Assez petite pour Delphine, et un peu plus grande pour moi. Là-dedans, je met en général les vêtements de pluie, mon camelbak, et tout un tas de trucs qui ne craignent pas l'eau et auxquels je veux pouvoir accéder rapidement.

Téléphone :

Pour pouvoir appeler en France, Delphine avait acheté sur place une carte prépayée qui s'utilise facilement dans toutes les cabines téléphoniques.

Les cabines téléphoniques sont d'ailleurs assez nombreuses, même dans les régions complètement perdues, et vous les manquerez difficilement : ce sont les célèbres cabines victoriennes rouge vif !

Enfin, nous avion emporté un téléphone portable en sécurité, puisque le 112 est un numéro d'appel d'urgence fonctionnel partout en Europe. Enfin, partout où il y a du réseau. Nous n'avons pas pensé à regarder mais il y a des coins où je doute que l'on aurait capté !

Tente :

Ma tente est une Forclaz T2 ultralight de chez Decathlon. Une fois enlevées toutes les sardines qui ne servent à rien, elle fait environ 1.8 kg. Quand je suis tout seul, elle est parfaite. Pour deux, il vaux mieux que ce ne soient pas deux basketteurs ou deux rugbymen mais là, ça s'est très bien passé !

Deux points négatifs toutefois... Elle n'est pas autoportante comme les dômes, et il faut donc forcément trouver un coin pour planter les piquets. On ne peux pas non plus monter l'extérieur en premier en cas de pluie.

Cela dit, elle se monte très vite, et avec un peu d'habitude, on doit pouvoir ne pas trop mouiller l'intérieur. Nous n'avons pas eu à faire ce genre d'exercice durant le séjour.

Un élément important pour l'Écosse : la moustiquaire est suffisamment fine pour ne pas laisser entrer les midges !

Vélos :

Le vélo de Delphine était un VTT Cannondale "Bad Boy rigid" et le mien un VTT Lapierre "Team-Factory".
Je crois que celui de Delph est équipé en standard d'un porte bagage et de garde-boue. Pour ma part, j'avais ajouté un porte bagage (utilisation d'oeillets parce que le cadre n'est pas percé) et un garde boue avant. A l'arrière, c'est la tente qui faisait office de garde-boue.

Les deux vélos sont assez légers : autour de 12-13 kg tout équipés. Le mien est suspendu à l'avant, celui de Delphine comme indiqué est complètement rigide, ça s'est un peu senti dans certaines descentes caillasseuses où j'avais moins mal aux bras à la fin !

Whisky :

"Il y a en Écosse deux choses qu'un Écossais aime toutes nues ; le whisky en est une", écrit le poète Kenneth White.

Même si vous pensez ne pas être amateur de whisky, n'oubliez pas que ce qu'on vous sert souvent arrosé de Coca-Cola ou de jus de fruit est au whisky ce que le vin en briques est au vin... et que ces additifs n'ont pas d'autre intérêt que de masquer le goût de l'infâme breuvage de base qui est trop souvent servi sous ce nom.

 

De ce que j'ai pu comprendre, il y a 3 grandes familles de whiskies :

bullet

les blended (mélanges) qui sont des assemblages de productions issues parfois de distilleries différentes, de malts différents. Ce sont les moins côtés et ceux qui sont servis en boite de nuit un peu partout dans le monde bien évidemment (Clan Campbell & Co...)

bulletles single-malt qui sont des whiskies issues d'une même production de malt, et donc le plus souvent d'une même distillerie. On trouve dans cette catégorie de très nombreux whiskies de bonne et de très bonne qualité, dont les goûts n'ont rien à voir les uns avec les autres, un peu comme pour les vins !
bulletles single-cask qui sont des single-malt mais ou tout le contenu de la bouteille provient d'un tonneau unique, chaque tonneau pouvant produire 200 à 400 bouteilles. Ce sont évidemment les plus prisés et donc les plus chers...

J'ai eu l'occasion de goûter 6 ou 7 single-malt différents avant et pendant le voyage et c'est aussi intéressant d'essayer de retrouver des senteurs et des parfums qu'en oenologie. D'ailleurs, la technique de dégustation est très similaire, il faut d'abord l'observer, le sentir, avant de le goûter...

Mes préférés sont pour l'instant le Ardbeg, qui a une couleur très claire et un goût fumé prononcé qui me fait presque penser à certains thés, et le Arran que j'ai ramené, d'une belle couleur orangée et qui est vraiment très fruité.

Pour plus de détails, vous pouvez faire un petit tour ici

Évidement, à consommer avec modération... surtout sur le vélo ! Pour les courses, nous avons fait ça à la fin du voyage pour ne pas trimbaler de masse "inutile" et il y a un magasin très bien fourni à Oban, sans doute un peu plus cher qu'ailleurs mais c'est agréable d'avoir vraiment beaucoup de choix.

Zip-loc :

Ces sacs à congélation sont très pratiques. Ils ferment hermétiquement et font des portefeuille, trousse à pharmacie, trousse à outils, etc. d'une légèreté imbattable !

Emmenez en quelques-uns sans hésitation !